L’essentiel
La thérapie génique consiste à apporter, remplacer ou modifier un gène pour traiter une maladie. Elle utilise souvent un virus modifié comme vecteur, directement dans l’organisme ou sur des cellules prélevées puis réinjectées. Des traitements sont autorisés pour des maladies rares de la rétine, l’amyotrophie spinale, l’hémophilie, la drépanocytose ou certains cancers du sang.
Comment fonctionne une thérapie génique ?
Certaines approches introduisent une copie fonctionnelle d’un gène ; d’autres modifient des cellules prélevées puis réadministrées. Les vecteurs et les outils d’édition répondent à des contraintes différentes. Atteindre le bon tissu sans effet indésirable reste un défi central.
| Approche | Principe | Exemples d’usages |
|---|---|---|
| In vivo | Un vecteur, souvent un virus modifié, apporte un gène fonctionnel dans l’organisme | Dystrophie rétinienne héréditaire, amyotrophie spinale, hémophilie |
| Ex vivo | Les cellules du patient sont prélevées, modifiées en laboratoire puis réinjectées | Maladies du sang, cellules CAR-T contre des cancers |
| Édition du génome | Un outil comme CRISPR corrige ou inactive une séquence | Drépanocytose, bêta-thalassémie |
L’Inserm présente les principes, les vecteurs et les défis de ces approches[1].
Des traitements déjà autorisés
L’agence américaine du médicament tient la liste des produits de thérapie cellulaire et génique qu’elle a approuvés, parmi lesquels des traitements de maladies héréditaires de la rétine, de l’amyotrophie spinale infantile, de l’hémophilie, et des cellules CAR-T contre certaines leucémies et certains lymphomes[2]. Les premières thérapies géniques contre la drépanocytose, dont une fondée sur CRISPR, s’y sont ajoutées fin 2023, comme l’explique notre dossier sur l’édition du génome.
L’efficacité et la sécurité se jugent pour une indication et un produit précis. Un succès dans une maladie ne valide pas une application au vieillissement normal. Les effets durables rendent le suivi à long terme particulièrement important.
Des risques à surveiller
- Réactions immunitaires contre le vecteur, parfois graves à forte dose.
- Toxicité pour le foie, observée avec certains vecteurs à forte dose.
- Insertion du gène au mauvais endroit : avec les premiers vecteurs intégratifs, des leucémies sont survenues chez des enfants traités au début des années 2000.
- Effets à long terme encore mal connus, d’où un suivi des patients sur de nombreuses années.
- Coûts très élevés, qui posent la question de l’accès aux traitements.
Ces thérapies visent des maladies précises ; les greffes de cellules souches restent une composante de certains traitements, et la bio-impression une piste de recherche.
Lire une annonce en identifiant la phase de développement, les participants et les résultats cliniques. La possibilité technique de modifier l’ADN n’équivaut pas à un accès immédiat au traitement. Les questions d’éligibilité se discutent dans des équipes médicales spécialisées.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la thérapie génique en termes simples ?
C’est un traitement qui agit sur les gènes : apporter une copie fonctionnelle d’un gène défaillant, modifier les cellules du patient ou corriger une séquence de l’ADN.
Quelles maladies peut-on traiter par thérapie génique ?
Des traitements sont autorisés pour certaines maladies rares de la rétine, l’amyotrophie spinale infantile, l’hémophilie, la drépanocytose et la bêta-thalassémie, ainsi que certains cancers du sang avec les cellules CAR-T.
La thérapie génique est-elle définitive ?
Elle vise souvent un effet durable, parfois après une seule administration, mais la durée réelle de l’effet et les conséquences à long terme sont encore suivies de près.
Sources & pour aller plus loin
Publications scientifiques et ressources institutionnelles. Les limites et l’interprétation sont discutées dans le texte.
Références examinées pour cette mise à jour : 28 septembre 2026.



